N. B: Lisez
des extraits en français ou en anglais du prochain livre du professeur
Rodrigue Tremblay :
Le code pour une éthique
globale
www.LeCodePourUneEthiqueGlobale.com/
The Code for Global Ethics
Pour une nouvelle approche productive au Moyen-Orient
par Rodrigue Tremblay,
le 4 septembre 2006
Traduit par Pétrus Lombard et
révisé par Fausto Giudice
La « démocratie doit
être quelque chose de plus que deux loups et un mouton votant sur ce
qu'il y aura au dîner. »
James Bovard, 1994
« Dans un pays bien gouverné la
pauvreté est une chose honteuse.
Confucius (551-479 Avant JC)
« La démocratie [c'est] lorsque les
indigents, et non les hommes aisés sont les souverains. »
Aristote (384-322 Avant JC)
Pouvez-vous avoir une «
démocratie occupée » militairement ? Poser la question
c'est y répondre. Quand une armée étrangère occupe un
pays par la force, la population ne peut pas être aux commandes de son
destin, quel que soit la langue parlée par le gouvernement marionnette
local. -- C'est un oxymoron [alliance de deux mots incompatibles, NDT]. C'est
la raison pour laquelle il ne pourra jamais y avoir de démocratie en
Irak ou en Afghanistan occupé. C'est seulement, pour ne pas dire jamais,
quand les troupes étrangères partiront ou seront mises à
la porte que le gouvernement national de ces pays pourront regagner leur
légitimité et leur autorité.
C'est une vérité première que le
président US, George W. Bush, semble avoir des troubles de comportement.
Afin de mobiliser l'opinion publique US derrière sa politique
ratée, Bush II est forcé de recourir à un vocabulaire
incendiaire pour présenter sa « guerre contre le terrorisme
», une _expression vide, comme la guerre contre les terroristes en Irak.
Par exemple, il peut y avoir des soi-disant « terroristes » en
Irak, mais il n'y en avait aucun avant que l'administration Bush-Cheney
décide d'envahir ce pays le 20 mars 2003, et ce ne sont pas les
terroristes du monde entier, à la Al Qaïda, qui veulent faire du
tort aux USA. « Les terroristes d'Al Qaïda », qui ont des
griefs contre les USA, ne sont pas en Irak ; ils sont au Pakistan, au
Yémen, en Arabie Saoudite, au Royaume-Uni …etc. -- La plupart des
insurgés en Irak ne sont pas des terroristes, mais des patriotes qui
combattent un envahisseur étranger. Ce serait le cas si les USA
étaient envahis par un ennemi étranger : Les usaméricains
combattraient les envahisseurs. Combattre un envahisseur n'est pas un acte de
terroriste mais un acte patriote. Pour Bush, « rester dans le coup
» en Irak n'est pas une politique ; c'est de l'obstination et un manque
de vision.
En attaquant, envahissant et occupant l'Irak sans
raison sérieuse et illégalement, le 20 mars 2003, pour des
raisons dont Bush lui-même avoue qu'elles n'ont rien à voir avec
le 9/11 et le terrorisme, comme il l'a concédé publiquement lors
de sa conférence de presse du 21 août (2006), tout en
continuant à bafouiller le mot « démocratie », non
seulement le président américain donne à la grande
institution de la démocratie une mauvaise réputation, mais il
tourne des centaines de millions de musulmans modérés contre
l'Occident et ses valeurs humanistes. Et, pour faire empirer les choses, en
poussant Israël à l'attaque et à la destruction du Liban,
tout en fermant les yeux sur les souffrances qu'Israël impose tous les
jours aux Palestiniens, George W. Bush suscite contre lui le mépris et
la colère de la majeure partie du monde. À la suite de ses actes
politiques malencontreux et de ses déclarations niaises, Bush
réussit seulement à présenter les interventions
occidentales en Irak et en Afghanistan comme des aventures coloniales et
impérialistes du 19èmes Siècle. En ce sens, George W. Bush
et sa cohorte de conseillers néo-conservateurs sont vraiment des hommes
du 19ème siècle, pas du 21ème siècle. De nos jours,
une telle politique conduit dans une impasse. Elle ne peut que mener au
désastre.
Ce dont on aurait besoin, dans les circonstances
actuelles, c'est d’une conférence internationale, de
préférence sous les auspices des Nations Unies, sur le futur de
l'Irak et de la région du Moyen-Orient et de leurs habitants. Cela peut
être la seule manière d'arrêter la guerre civile irakienne
que Bush dénie mais que le Pentagone confirme qu’elle se poursuit
en Irak. Un premier objectif évident serait de rediriger les
dépenses militaires improductives courantes vers comme un plan Marshall
pour élever le standard de vie de cette partie du monde. Un
deuxième objectif impératif serait d'adopter un plan ambitieux
pour arrêter, une fois pour toutes, l'anarchie qui règne dans les
rapports arabo-israéliens. Je suspecte que la plupart des
Israéliens et des Palestiniens sont fatigués de la guerre et
qu'ils accepteraient un compromis vivable confectionné de bonne foi.
Si aucune dirigeant crédible ne pousse les
événements dans cette direction raisonnable, les lois de
l'inertie et les effets pervers feront évoluer les choses vers le chaos
et toujours plus d'escalade des conflits.
Puisque les USA sont si profondément
impliqués dans le désordre international actuel, un
réexamen de la situation exigerait des changements de fond dans
l'approche par l'administration de Bush des problèmes internationaux.
Cela pourrait être difficile, mais sûrement pas impossible, pour le
président usaméricain de
- d'abord, cesser d'être sous l'influence
dominatrice de son vice-président, et réaffirmer son
autorité pour élaborer la politique étrangère, et
- en second lieu, placer les intérêts du
lobby pro-israélien à une place plus équilibrée
dans la politique étrangère usaméricaine. Cela exigerait
le remplacement du personnel, mais d'autres présidents, Ronald Reagan
par exemple, l'ont fait avec succès.
La nouvelle politique étrangère
usaméricaine envers le Moyen-Orient devrait prendre exemple sur les
Accords de Helsinki en 1975 et la nouvelle approche productive vis-à-vis
du bloc soviétique. Le monde a besoin d'une politique de «
détente » au Moyen-Orient. - Les dirigeants occidentaux devraient
commencer à dire à tous les musulmans modérés, et
ils sont la grande majorité, 1- que leur pays, leur culture et leur
religion seront dorénavant respectés ; et 2- que les pays
démocratiques les aideront dans leur développement, mais ne leur
dicteront pas quels systèmes politiques et quelles institutions ils
doivent adopter.
L'administration US actuelle doit rester en fonction
jusqu'à janvier 2009. Les USA et le monde n'ont pas les moyens
d'attendre encore deux longues années d'amateurisme, d'improvisation et
d'échec.
Espérons que le monde d'aujourd'hui
pourra engendrer des dirigeants d'une grande perspicacité du genre
découvert dans le passé, comme Marshall, Acheson, Kissinger,
Brzezinski, Baker,… etc.
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Original: http://www.TheNewAmericanEmpire.com/tremblay=1035
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Traduit de l’anglais par
Pétrus Lombard, membre associé et révisé par Fausto
Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la
diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft : elle est
libre de reproduction, à condition d’en respecter
l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.
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