CĠest au peuple de choisir

Attaques en rgle contre la dŽmocratie et la libertŽ

Et non ˆ des autocrates tr™nant dans des conseils bureaucratiques

Rodrigue TREMBLAY

Chronique de Rodrigue Tremblay

Vigile.net

Le samedi 3 octobre 2015

 

De nos jours, des conseils bureaucratiques formŽs de personnes nommŽes et non Žlues font de leur mieux pour proposer des faons de plus en plus insidieuses de restreindre les droits et les libertŽs au QuŽbec.

Il y a quelque temps, la Commission des droits de la personne proposait de se transformer en tribunal dĠinquisition et de restreindre la libertŽ dĠexpression et la libertŽ de presse au QuŽbec. Cette commission aurait dorŽnavant le pouvoir de condamner des personnes, de les offrir ˆ lĠopprobre public, et de leur imposer de lourdes amendes, et cela en dehors du cadre lŽgal normal et de tout recours, sur la seule foi dĠaccusations anonymes. Et le gouvernement ÔlibŽralĠ de P. Couillard dĠacquiescer et de pondre lĠhorrible projet de loi 59.

 

Cette fois-ci cĠest au tour du Conseil du statut de la femme, (en fait un groupe de pression fŽministe), qui propose dĠ Ç imposer È des amendes aux partis politiques qui ne respecteraient pas Ç la paritŽ de leurs candidats selon le sexe È.

 

Ë force de gruger les libertŽs ici et lˆ et de les restreindre, et si des politiciens dŽmagogues allaient accepter de telles propositions et que la population ne soit point consultŽe par rŽfŽrendum sur ces propositions lourdes de consŽquences, on en viendra ˆ la longue ˆ dŽgrader la dŽmocratie et ˆ lui imposer un rigor mortis. DŽjˆ la politique attire de moins en moins de gens compŽtents justement parce que tout est figŽ et souvent corrompu, tandis que la compŽtence et lĠintŽgritŽ personnelles sont poussŽes ˆ lĠarrire-plan.

 

Ë ce compte lˆ, pourquoi ne pas aller un peu plus loin avec la recommandation du Conseil du statut de la femme et remplacer carrŽment les Žlections libres par des nominations statutaires avec des candidats sŽlectionnŽs selon le sexe ? On aura alors un beau systme politique autoritaire parfait et on nĠaurait plus besoin de partis politiques et de leurs dŽbats ˆ partir de bases Žlectorales diffŽrentes et de programmes Žlectoraux diffŽrents. On aura plut™t la belle uniformitŽ de la rectitude politique.

Et, pourquoi sĠarrter ˆ la seule caractŽristique physique du sexe des candidats ? On pourrait, par exemple, fixer par dŽcret et selon un algorithme complexe, que les postes de candidats et de dŽputŽs ˆ lĠAssemblŽe nationale seraient occupŽs statutairement et obligatoirement par 50% dĠhommes, 50% de femmes, 50% dĠorientation sexuelle hŽtŽro, 50% dĠorientation homo ou lesbienne, 50% de personnes mariŽes avec ou sans enfants, 50% de personnes cŽlibataires, 50% de jeunes de moins de 30 ans, 50% dĠadultes de 30 ˆ 65 ans, 50% de personnes retraitŽes, 50% de parlants franais, 50 % de parlants anglais, 50% de bilingues, 50% de parlants autochtones, 50% de catholiques, 50% de protestants, 50% dĠagnostiques, 50% de musulmans 50% de blancs, 50% de noirs, 50% dĠasiatiques, 50% dĠhandicapŽs physiques, 50% dĠhandicapŽs mentaux, 50% de yeux bleus, 50% de yeux bruns, 50% de yeux noirs, etc.

 

Et pour Žviter toute dŽrive dŽmocratique et tout excs de libertŽ et afin de faire en sorte que le peuple ne puisse faire les mauvais choix et ne sorte du carcan idŽologique prŽ Žtabli, les dŽputŽs seraient choisis par ordinateur selon des critres savamment programmŽs ˆ lĠavance. Ce serait alors Ôbienvenu dans le Brave New WorldĠ du totalitarisme de Aldous Huxley et de George Orwell ! Il en rŽsulterait une grande Žconomie, car on aura alors aboli les Žlections libres, ˆ toute fin utile.

 

Ce serait bien sžr un beau systme figŽ dans la rectitude politique et dans le totalitarisme, et le bon peuple aura ce quĠon aura bien voulu lui imposer ! Il devra se satisfaire du seul menu quĠon aura eu la gentillesse de prŽparer pour lui, quĠil lĠaime ou pas, quĠil lĠapprouve ou pas.

La libertŽ a bien meilleur gožt !

 

Disons non tout de suite ˆ cette autre suggestion liberticide qui enlverait aux Žlecteurs leur droit souverain de choisir qui ils veulent pour les reprŽsenter et qui enlverait aux partis politiques leur droit lŽgitime de choisir qui ils veulent prŽsenter comme candidats ˆ lĠŽlectorat.

Ë bien y penser, pourquoi les membres de ce Conseil de personnes nommŽes ne forment-t-elles pas leur propre parti politique et ne prŽsentent-t-elles pas que des candidates de leur choix ? Rien ne les empche. Nous sommes encore un pays libre. Et le peuple dŽcidera si cela lui convient ou non.

En effet, en dŽmocratie, cĠest au peuple de choisir, et non ˆ des autocrates tr™nant dans des conseils bureaucratiques et voulant statuer dĠautoritŽ pour tout le monde dans leurs propres intŽrts. CĠest cela la dŽmocratie et la libertŽ.

 

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